A Blossom Première Vision, le luxe épouse le développement durable

Logées au cœur des collections parmi les plus séduisantes les avancées du développement durable suivent des chemins multiples en direction d’une mode responsable. Traçabilité des cotons, généralisation des matières recyclées, préservation des ressources naturelles et fossiles, les tisseurs s’activent.

 

Luxury Jersey adopte les polyamides recyclés.

La greffe a pris entre les mailles sophistiquées du tricoteur italien Luxury Jersey et les nouvelles générations de fils polyamide recyclés. La collection dévoilée à Blossom Première Vision l’illustre avec plusieurs références de tissus composés avec le QNOVA du fabricant Fulgar Yarn. Il s’agit d’un polyamide 6.6 issu à 99 % de polyamide recyclé en phase de pré-consommation, c’est à dire avant l’usage des consommateurs finaux. Fulgar déploie un process de transformation mécanique afin de reconstituer les polymères qui donneront forme aux nouveaux fils. Ses propriétés rivalisent avec

les meilleurs fils classiques en terme de légèreté, de respirabilité et de brillance.

Actif dans la mise en conformité de ses approvisionnements et de ses process de production, Luxury Jersey annonce qu’il devrait tout prochainement afficher la certification du Forest Stewardship Council pour ce qui concerne la qualité durable de forêts dont sont issus les fibres cellulosiques de ses tissus en viscose. 

 

Hausammann & Moos : Une certification GOTS intégrale pour le coton haut de gamme.

Le tisseur suisse spécialiste unis et tissés teints en poids chemise Hausammann & Moos arbore des qualités de cotons issus de process certifié GOTS.

L’attribution de cette certification Global Organic Textile Standard par l’ICEA (Institut de certification éthique et environnementale) repose sur un référentiel qui vise à garantir au consommateur que les produits textiles biologiques sont obtenus dans le respect de stricts critères environnementaux et sociaux appliqués à toutes les étapes de production : de la récolte dans les champs des fibres naturelles aux phases de traitement successives, jusqu’à l’étiquetage du produit fini.

Dans ce cadre, les textiles Hausammann+Moos Organic bénéficient d’une certification 

Couvrant l’ensemble du circuit de production : achat de filés biologiques bruts auprès de producteurs certifiés GOTS, teinturerie certifiées GOTS, phase de tissage et de finissage réalisés exclusivement dans des établissements certifiés GOTS. En bout de course le transport et l’entreposage des filés de coton GOTS sont abrités de toute contamination par un emballage et des zones réservées au biologique.

 

Debs Textile : des compositions recyclées et des teintures sans eau.

Debs introduit dans ses collections de soieries en synthétique et mélanges un finissage écologique haut en couleur. Le fabricant japonais mise en effet sur la teinture et l’impression sans eau pour réduire drastiquement son impact environnemental.
Baptisé Air Dye la méthode réduit la chaîne de finissage à l’opération d’une seule machine et élimine les traitements classiques ultérieurs (lavage, sèchage, etc.) gourmand en eau et en énergie. Comparativement aux process traditionnels 95 %  de l’eau est épargnée, 86 % de l’énergie et 84 % d’émission de gaz à effet de serre. Le fabricant estime à 170 litres la quantité d’eau ainsi épargnée dans l’élaboration du textile d’une robe. Le rendu est –il à la hauteur ? A n’en pas douter insiste le fabricant.

Air Dye couvre les deux faces des textiles qu’il s’agisse de matière stretch ou de soieries délicate. Côté restitution, mélange de couleurs et pénétration, le procédé se montrerait plus performant que les meilleurs Ink jet et impression par sublimation.

En cohérence avec cette innovation, Debs introduit dans ses collections,  de nouveaux tissus issus de fibres polyester recyclées certifiés (GRS) ainsi que ses compositions en Cupro pour laquelle son fabricant Bemberg dispose également de la certification GRS.

 

Le groupe Albini muscle la transparence de la filière mode

C’est au travers de la filière d’approvisionnement et de transformation du coton américain Supima que le groupe Albini entend répondre au besoin de transparence et d’éthique de la mode.

Un partenariat avec l’organisation Supima et le cabinet de recherche scientifique Oritain, a permis de mettre au point un procédé de traçabilité intégral des articles en coton Supima depuis la culture jusqu’au consommateur final. Le relevé de l‘empreinte biologique originelle de la fibre permet de tracer tout au long des étapes de transformation les altérations, mélanges et remplacements intervenus et de garantir in fine à tous les stades, l’authenticité de la fibre.

 

Toray Ultrasuede BX : l’indépendance totale au pétrole comme horizon.

Déjà primé par un Première Vision Award 2018 pour avoir introduit avec succès 

dans son non tissé Ultrasuede HP une composition de polyester recyclé, le groupe Japonais Toray maintien le cap vers l’indépendance totale de sa production à l’égard des matières fossiles. La feuille de route passe par la montée en puissance du polyester et du polyuréthane d’origine végétale puis leur généralisation à 100 % dans la production de l’Ultrasuede BX. A ce jour la proportion végétale dans un Ultrasuede BX provient de la transformation de la canne à sucre et forme 30 % du produit. Léger, doux au toucher, respirant, facile à couper et à entretenir ce produit séduit autant l’univers de la mode, du sport que celui des accessoires (chaussure, maroquinerie).

 

Canepa étend son éventail d’ingrédients durables

Au sein d’une collection profondément renouvelée dans laquelle le tisseur italien

introduit à côté de ses soieries précieuses une première gamme de matières techniques destinées à une mode ultra contemporaine, les matières éco responsables s’installent. Celles-ci sont développées par la division spécialement dédiée, Canepa Green lab.

Pour l’hiver 2020-21, l’éventail des matières utilisées s’étend depuis la soie, jusqu’aux fils polyester recyclés certifiés GRS en passant par le fils de coton GOTS et les laines organiques.

Ces ingrédients vertueux se retrouvent autant dans les tissus jacquards que dans les imprimés pour lesquels le fabricant contrôle la  durabilité de chaque phase de la production.

 

Beppetex : un usage hautement surveillé de l’eau

Pour l’usage de l’eau et ses rejets industriels, le cotonnier italien Beppetex n’a pas le droit à l’erreur. Le site de production de ce département du groupe Gaspare Tronconi est implanté au beau milieu du parc naturel Medio Olona.

Les opérations de teinture et de finissage sont alimentées par une eau pompée à même le sol. En bout de chaine l’eau est filtrée dans une station d’assainissement de l’entreprise avant d’être reversée dans la rivière Olona. La purification de cette eau obéit aux contraintes légales les plus strictes.

Parallèlement le fabricant maintien son approvisionnement en coton certifié GOTS et s’apprête à intégrer le programme international d’amélioration du management des matières chimique dans le textile et la mode ZDHC.

© Beppetex

© Beppetex